Instants suspendus, au Casino de Luchon, en août et septembre 2021

Une collection de 33 tableaux peints à l’Huile de Jacques SOURTH entre dans les collections du Musée de la ville de Bagnères-de-Luchon depuis le 26 juin 2021. Cette donation intervient comme le début de création du Musée qui portera le nom de l’artiste-peintre dans les années à venir. Les œuvres seront présentées au public durant les mois d’août et septembre prochain dans les salons de jeux du Casino de Luchon.
Le retour de l’enfant «Prodige» des Pyrénées est salué comme un hommage à celui qui durant toute son existence n’eut de cesse de prôner le beau, le raffiné, l’esthétique.
Ces œuvres dans leur ensemble représentent un panel des périodes de l’artiste qui permettent de comprendre l’évolution de sa technique jusqu’au «transparents» qu’il affectionnait tant.

Diptyque La belle Hélène & Offenbach

Une autre vision de Sourth… La toile emblématique du théâtre du Casino de Luchon

Histoire du Diptyque

Offenbach et Hortense Schneider
Le jugement de Pâris

Lorsque la ville de Bagnères-de-Luchon passe commande d’un tableau grand format pour orner le hall du Casino, à l’entrée du Théâtre, Jacques Sourth ne peut que réfléchir aux années de la Belle Epoque, et des airs endiablés des Opéras Bouffes d’Offenbach.
Il choisit alors de représenter une des scènes de la Mythologie Grecque qu’avait utilisé le compositeur, où les trois déesses vont sur le mont Ida et charment le jeune Pâris.
En effet, inspiré du personnage d’Hélène, la fille de Zeus et de Léda, épouse du roi Ménélas, Jacques Offenbach s’en donne à cœur joie dans un opéra bouffe en 3 actes, où le non conventionnel rime avec Vaudeville, grâce à un livret signé Meilhac et Halevy.
La première représentation aura lieu au Théâtre des Variétés en 1864.

Le tableau de Jacques Sourth sera donc la fresque de ce début d’idylle entre Paris et Hélène. Toile de lin sur châssis et peinture à l’huile, cette œuvre se verra doublé d’un panneau de bois peint, où Offenbach figure au piano en répétition avec la mezzo soprano, Hortense Schneider, sa muse préférée.

A noter la réduction de la grande toile sur la partition, détail de l’oeuvre.